Synthèse — La sécurité
sur l’attraction · CQP Opérateur(trice) d’attractions · Parc Spirou
Synthèse complète
1 — Le cadre de la sécurité

Une attraction sûre, ce n’est pas seulement une machine sûre. La machine est conçue, contrôlée, entretenue ; mais qui monte, attaché comment, surveillé par qui, c’est l’exploitation — et c’est là que se jouent la plupart des accidents.

C’est là que vous êtes : pendant le fonctionnement, l’attraction est sous votre responsabilité.

Samedi 15h40 — la file d’Inès
🎢 Inès est opératrice depuis trois semaines au Parc Spirou, sur un grand huit familial. Son responsable passe à la gare : « Alors, tout va bien ? » Combien de risques voyez-vous, et lequel d’abord ?
Ce qu’elle voitLe détailPourquoi c’est un risque
La chaleur36 °Cen plein soleil dans la file : un malaise peut arriver
L’attente50 minaffichées : tension, resquille, barrières enjambées
La météo17h00rafales de mistral annoncées : il faut prévenir avant qu’elles arrivent
La toise1,25 mun enfant veut monter seul, alors que 1,30 m est exigé sans accompagnant
Un objet1 sacposé sous un banc, personne autour : on n’y touche pas, on alerte
Une retenuerang 6une barre qui « force » à la fermeture : personne ne part sur ce siège
🔗 Aucun de ces six détails n’est un accident. Chacun peut en devenir un si personne ne le voit — ou si quelqu’un le voit et ne dit rien. Le plus urgent : le rang 6, seul risque immédiat et grave.
La machine et l’exploitation
La machineL’exploitation
Ce que c’estConçue, contrôlée, entretenueQui monte, attaché comment, surveillé par qui
Qui s’en chargeLe constructeur, l’organisme de contrôle agréé, la maintenanceVous, à chaque cycle
Suffisant ?Nécessaire, mais pas suffisantC’est là que se jouent la plupart des accidents
📊 Environ 70 % des accidents de manèges seraient liés à un comportement inadapté des usagers (Commission des normes techniques et de la sécurité, Canada, 2003, cité par le guide DGSCGC de 2016). Un ordre de grandeur, pas une statistique du parc — mais une direction claire : une attraction est sûre à condition que les règles soient appliquées, à chaque cycle.
Qui est responsable de quoi
L’acteurSon rôlePour vous
Le constructeurConçoit l’attraction selon la norme NF EN 13814, fournit la notice : limites de taille et de charge, procéduresLes restrictions viennent de lui : elles ne se discutent pas au quai
Le parc, exploitantFait contrôler l’attraction, assure la maintenance, écrit les procédures, forme les opérateursLe mode opératoire et votre tuteur font foi
Vous, l’opérateurPendant le fonctionnement, l’attraction est sous votre responsabilitéVous appliquez, surveillez, alertez, arrêtez
Le visiteurDoit respecter les consignes affichées et annoncéesIl ne le fait pas toujours : vous regardez
Responsable et maintenanceDécident de la réouverture après un défaut, de l’évacuation, de la fermeture météoVous leur donnez une information juste, tout de suite
PC sécurité, poste de secoursEngagent les secours, guident les pompiers, gèrent ce qui dépasse l’attractionIls n’agissent que sur ce que vous leur dites
⚠ Personne d’autre que l’opérateur habilité ne touche au pupitre. Pas même un collègue, pas même « juste pour tester ». C’est l’anomalie la plus fréquente sur le terrain, justement parce qu’elle ne ressemble pas à une anomalie.
Ce que dit la loi, en version courte
Le texteCe qu’il exigePour vous
Loi n° 2008-136 du 13 février 2008Attractions conçues, construites, installées, exploitées et entretenues pour offrir la sécurité qu’on peut légitimement attendre« Exploitées » : c’est votre métier qui est écrit dans la loi
Décret n° 2008-1458 du 30 décembre 2008Norme de référence NF EN 13814, un dossier technique par attraction ; tout accident signalé sans délai au préfetCe que l’exploitant transmet, c’est d’abord ce que vous avez écrit
Arrêtés du 12 mars 2009Contrôle initial puis périodique par un organisme agréé : tous les 1, 2 ou 3 ans selon la catégorieL’organisme et la date du dernier contrôle sont affichés pour le public
ERP de type PAUn parc clôturé est un établissement recevant du public « plein air »Issues de secours libres, évacuation organisée
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💡 Réflexe : repérez l’affichage du dernier contrôle sur votre attraction. Vous ne le trouvez pas ? Signalez-le. Vous n’avez pas à connaître les textes par cœur : vous devez savoir qu’ils existent, et ce qu’ils exigent de votre attraction.
Mon rôle, et ses limites
Je dois
ce qu’on attend de moi à chaque service
  • Connaître et suivre le mode opératoire écrit de mon attraction
  • Faire respecter les restrictions et les consignes, sans exception
  • Surveiller chaque cycle, du départ à l’arrivée
  • Signaler toute anomalie, même minime
Je peux
et personne ne me le reprochera
  • Refuser l’accès à un visiteur pour une raison de sécurité
  • Arrêter l’attraction si une personne est en danger
  • Demander de l’aide à mon responsable à tout moment
  • Exercer mon droit d’alerte face à un danger grave et imminent
Je ne fais jamais
la colonne la plus importante
  • Réparer, régler ou neutraliser un dispositif de sécurité
  • Laisser quelqu’un d’autre manipuler le pupitre
  • Entrer dans la zone d’évolution de la machine
  • Improviser une procédure que je n’ai pas apprise
⚖ Refuser un visiteur pour sa santé ou sa sécurité n’est pas de la discrimination. C’est votre travail. Dans le doute, je n’envoie pas : j’appelle. Le doute profite toujours à la sécurité.
Danger, risque, prévention
Risque = un danger + une personne exposée
Le train lancé à 60 km/h est un danger. Sans personne à côté, il ne blesse personne. Un bras sorti du wagon, un visiteur qui enjambe : c’est l’exposition.
1
Éloigner
La personne n’entre pas dans la zone du danger.
Barrières, garde-corps, zones interdites, portillons.
2
Maintenir
La personne reste à sa place pendant le cycle.
Barres, harnais, ceintures — à condition qu’ils soient bien verrouillés.
3
Informer et surveiller
Le visiteur sait ce qu’il ne doit pas faire, et vous voyez s’il le fait.
Restrictions, toise, annonces — et votre regard.

La machine s’occupe du danger. Vous, vous vous occupez de l’exposition.

2 — Avant l’ouverture

Une machine qui marchait hier soir n’est pas forcément sûre ce matin. Dans la nuit, il a plu, il a venté, quelqu’un est peut-être passé, une pièce a peut-être bougé.

Une journée sûre se joue en grande partie avant le premier visiteur.

Le tour d’ouverture, dans l’ordre
1
Je parcours la zone
De l’entrée de la file jusqu’à la sortie : barrières, sol, signalétique, issues de secours, objets qui n’ont rien à faire là.
On parcourt AVANT de tester : on ne lance pas un cycle à vide sur une voie où traîne un objet.
▼
2
Je fais l’essai à vide
Un ou plusieurs cycles sans passagers, selon le mode opératoire : retenues, verrouillages, freins, arrêts d’urgence, communication.
Recommandé chaque jour, avant l’ouverture au public, par le guide du ministère.
▼
3
Je trace et je signale
Je remplis la check-list d’ouverture. Toute anomalie est notée et remontée.
Avant l’ouverture, jamais après.
La check-list, point par point
Point de contrôleCe que je vérifieSi ce n’est pas bon
Retenues et verrouillagesChaque barre, harnais ou ceinture se ferme, se verrouille et ne se rouvre pas quand on tireSiège neutralisé, ou pas d’ouverture
Arrêts d’urgenceChaque bouton fonctionne et se réarme comme le prévoit la procédurePas d’ouverture — maintenance
Pupitre et voyantsAucun défaut affiché, voyants testés, commandes normalesPas d’ouverture — maintenance
CommunicationMicro, radio, interphone entre postes : on s’entend clairementJ’alerte — le responsable décide
Barrières et portillonsFixés, fermés, sans jeu ; les portillons se referment seulsJe balise et je signale
Issues de secoursLibres, balisées, éclairées, rien devant les portesJe dégage tout de suite
Sol, quais, escaliersPas de flaque, de gravier, d’objet, ni de marche abîméeJe nettoie ou je balise
Affichage et toiseConsignes, restrictions et date du dernier contrôle lisibles ; toise droite et fixéeJe signale avant l’ouverture
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🎨 Rouge : pas d’ouverture en l’état, la maintenance et le responsable décident. Bleu : j’alerte, quelqu’un d’autre décide. Vert : je règle moi-même, tout de suite, et je le note. Et une signature veut dire « j’ai vérifié », pas « j’ai coché ».
Conforme ou pas : une seule règle
Tout est conforme
trois gestes
  • Je signe la check-list
  • J’informe mon responsable
  • J’ouvre selon la procédure du parc
Un doute, une anomalie
trois gestes aussi — et aucun autre
  • Je n’ouvre pas
  • J’alerte mon responsable et la maintenance
  • Je note : quoi, où, à quelle heure
Un doute→je n’ouvre pas→j’alerte→je note
⚠ La pression de 9h58. Les visiteurs attendent devant la barrière, votre responsable est à l’autre bout du parc, vous avez un doute sur une barre : vous faites exactement la même chose. On n’ouvre pas. Cette règle vous protège aussi : si vous n’avez pas ouvert avec une anomalie, personne ne peut vous le reprocher.
🌬 Et la météo ? Elle fait partie de la check-list. Une attraction n’est pas mise en service si la météo menace la sécurité : mistral, orage, pluie intense, chaleur extrême. Les seuils sont fixés pour chaque attraction, votre responsable décide. Vous êtes souvent le premier à voir que le ciel change — dites-le.
🔄 Et pendant la journée ? L’environnement de l’attraction s’inspecte plusieurs fois par jour. Les issues de secours restent libres en permanence, pas seulement au contrôle du matin.

Il n’existe pas de « on ouvre et on verra ». Le doute se remonte, il ne se garde pas.

3 — L’accès et l’embarquement

C’est là que vous passez le plus de temps : entre la file et le départ du train.

Une restriction n’est pas une règle pour embêter les visiteurs : elle vient de la conception même de l’attraction.

Les restrictions : d’où elles viennent
La restrictionD’où elle vientCe que vous faites
La tailleMinimum, et parfois maximum : les barres et harnais sont dessinés pour une morphologieVous vérifiez, pour chaque passager, à chaque cycle
La santéTroubles cardiaques, stimulateur, grossesse, dos ou nuque, opération récenteVous rappelez la contre-indication affichée ; si elle s’applique, accès refusé
L’étatAlcool ou drogues : ni les consignes ni la position ne peuvent être tenuesRefus calme ; si le ton monte, le responsable
L’accompagnementCertains enfants doivent être accompagnés ; les parents restent responsablesUne attraction n’est pas une garderie
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💡 Pourquoi une taille, et pas un âge ? Parce que la retenue est dessinée pour un corps, pas pour un âge. Vos restrictions sont affichées à l’entrée : connaissez-les par cœur, en français et en anglais.
La toise : un geste, pas un coup d’œil
Le gesteComment
1. Je mesure au moindre douteMême si le parent est sûr de lui
2. Je fais mesurer correctementDebout, dos droit, talons au sol, tête droite ; ni casquette, ni chignon, ni pointe des pieds
3. Je lis la toise, pas l’enfantLa tête atteint le repère ou ne l’atteint pas ; je regarde à la hauteur du repère
4. La limite est la limiteUn centimètre en dessous, c’est non — sans exception, sans arrangement
⚠ Ce qu’on entend au quai : « Il est passé la semaine dernière. » « Il a presque la taille. » « Je le tiendrai pendant le tour. » Rien de tout cela ne change la retenue : la barre est dessinée pour une taille, pas pour une promesse.
Seul ou accompagné : deux seuils, pas un
🎢 Au Parc Spirou, beaucoup d’attractions affichent deux tailles. Exemple : Wanted Dalton — accompagné dès 0,90 m, seul dès 1,30 m.
●
MOINS DE 0,90 m — ne monte pas
Même accompagné, même sur les genoux d’un adulte.
Un adulte à côté ne fait pas grandir un enfant.
●
DE 0,90 m À 1,29 m — avec un accompagnant
L’accompagnant monte avec lui, dans le même véhicule.
La solution à proposer au parent : monter avec lui.
●
1,30 m ET PLUS — peut monter seul
Avec ou sans adulte.
Le seul cas où la question « il peut monter tout seul ? » a pour réponse oui.
L’attractionSeuils publiés 2026Le piège
Le Nid des Marsupilamisaccompagné 1,20 m · seul 1,40 m · maximum 1,90 mIl existe aussi une taille maximale
Zombillénium Tower1,40 m · pas de seuil accompagnéUn adulte ne compense rien : sous 1,40 m, c’est non
Kyûbi Unchainedaccompagné 1,05 m · seul 1,30 m1,05 m, pas 1,00 m : chaque attraction a ses chiffres
⚠ Valeurs publiées pour la saison 2026. L’affichage à l’entrée de l’attraction fait foi. Qui peut être accompagnant (âge, nombre d’enfants par adulte) : c’est la règle du parc qui s’applique.
Repérer les publics à risque
Le profilJe voisJe fais
L’enfant trop petit ou seulUn enfant qui semble sous la limite, ou sans l’adulte exigéToise ; si c’est non, j’explique à l’adulte et je propose une autre attraction
La personne alcooliséeOdeur d’alcool, démarche instable, propos incohérentsJe refuse calmement ; si le ton monte, j’appelle mon responsable
La morphologie incompatibleUne retenue qui ne se ferme pas jusqu’au cran requisLe siège ne part pas ; je fais descendre avec tact, à l’écart
Grossesse, problème de santéGrossesse visible, visiteur qui parle de son cœur ou de son dosJe rappelle la contre-indication ; si elle s’applique, accès refusé
Situation de handicapMobilité réduite, ou handicap qui ne se voit pasJ’applique la procédure d’accessibilité du parc
Visiteur agité ou provocateurDéfi, chahut, refus des consignes dès la fileJe rappelle la règle une fois ; s’il persiste, il ne monte pas
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💡 Repérer tôt, c’est refuser tôt : un « non » dit à l’entrée de la file évite cinquante minutes d’attente pour rien. On ne commente jamais le corps d’un visiteur : on parle de la retenue.
Les objets qui deviennent des projectiles
Ce qui ne monte pas (selon l’attraction)Ce que je fais
Téléphone, perche à selfie, clés et objets en pocheJ’annonce la consigne en file et au quai, en français et en anglais
Sac, sac à dos, parapluieJ’oriente vers les casiers ou le bac prévus
Écharpe, casquette, lunettes non attachéesJe vérifie mains et poches au moment d’embarquer
Nourriture, boisson, cheveux longs détachésUn visiteur refuse ? Il ne monte pas.
⚠ Un objet tombé sur le parcours ne se récupère jamais soi-même. On le signale ; la maintenance intervient selon la procédure. Jamais « vite fait » entre deux cycles.
Dire non sans créer de conflit
Je reste calme→je donne la raison→j’offre une solution→je passe le relais
Ce qu’on éviteCe qu’on dit
« C’est pas moi qui décide. »« Pour sa sécurité, il doit mesurer 1,20 m : la barre est prévue pour cette taille. »
« C’est comme ça. »« Je comprends, vous avez attendu. Voici une attraction où il peut monter tout de suite. »
« Trop petit ! Au suivant. »“For safety reasons, the minimum height is 1.20 m. I’m sorry.”
🔗 Un refus bien expliqué se discute rarement. Un refus sec se discute toujours. Le visiteur n’argumente pas contre une barre de sécurité : il argumente contre une personne.
La file d’attente, première zone de sécurité
La situationCe que je fais
Bousculade, resquilleJe surveille les points de tension, j’applique les règles du coupe-file, j’annonce
Barrière enjambéeJe rappelle la règle tout de suite ; une barrière abîmée est signalée
Malaise dans la fileJe repère, je fais sortir de la file, j’alerte le poste de secours
Tension, agressivitéJe reste calme, je ne réponds pas, je passe le relais
Sac ou objet abandonnéJe ne touche pas, j’éloigne le public, j’alerte le PC sécurité
💬 Une attente annoncée est une attente acceptée ; une attente cachée devient une tension. Je mets à jour le temps affiché et je l’annonce au micro, en français et en anglais.
L’embarquement : les cinq temps, à chaque cycle
1
Placer
Nombre de passagers conforme, charges réparties, enfants placés comme le prévoit le mode opératoire.
▼
2
Annoncer
Consignes au micro, en français puis en anglais : assis, dos au siège, bras et jambes à l’intérieur.
▼
3
Verrouiller
Chaque retenue est fermée, par le visiteur ou par vous, selon l’attraction.
▼
4
Vérifier
Je contrôle chaque retenue, rang après rang, sans en sauter aucun.
▼
5
Libérer
Zone dégagée, accord entre opérateurs, puis départ.
Jamais sur un « je crois que c’est bon ».
⚠ Un seul opérateur donne le départ. Tant qu’un collègue n’a pas confirmé, le train ne part pas.
Remplir le train sans raccourcir la sécurité
Ce qui fait gagner du débitCe qui ne s’accélère jamais
Préparer en file : objets rangés avant le quaiLe contrôle de chaque retenue, rang par rang
« Vous êtes combien ? » : rangs formés à l’avanceL’annonce de sécurité, en français et en anglais
Compléter un rang libre avec un visiteur seulL’accord entre opérateurs avant le départ
3 places vides × 30 départs par heure = 90 visiteurs par heure
Un train de 20 places toutes les 2 minutes : l’équivalent de quatre trains et demi qui ne partent pas.
💡 Le débit se gagne avant le quai. Il ne se gagne jamais sur la retenue. Compléter un rang avec un visiteur seul : seulement si l’attraction le prévoit, et sans jamais séparer un enfant de son accompagnant.
Contrôler une retenue : trois questions
La questionCe que je vérifie
Verrouillée ?Le système est enclenché : je tire, je pousse, je regarde le témoin, comme le prévoit le mode opératoire
En position ?La barre sur les cuisses et non sur le ventre, le harnais sur les épaules, la ceinture bouclée et non vrillée
Ajustée ?Près du corps : un enfant qui pourrait glisser sous la barre n’est pas maintenu
⚠ Le voyant du pupitre et votre contrôle sont deux sécurités différentes. Le voyant dit que le système est verrouillé, pas qu’il est bien placé sur le passager. Une retenue qui ne se verrouille pas, ou se rouvre : le siège ne part pas, j’alerte la maintenance. Aucun départ « pour cette fois ».
L’annonce micro : courte, claire, bilingue
En françaisIn English
« Bienvenue à bord ! Restez assis, le dos contre le dossier. Gardez les bras et les jambes à l’intérieur pendant tout le parcours et tenez les poignées. Ne vous levez pas avant l’arrêt complet. Bon voyage ! »“Welcome aboard! Please remain seated with your back against the seat. Keep your arms and legs inside at all times and hold on to the handles. Do not stand up until the ride comes to a complete stop. Enjoy your ride!”
🎙 Quatre règles : je parle lentement, le micro accélère tout · je dis ce qu’il faut faire, pas seulement ce qui est interdit (« restez assis » s’entend mieux que « ne vous levez pas ») · je répète à chaque cycle · je garde le même texte. Un texte imposé par le parc ? C’est lui qui fait foi.

Un adulte à côté ne fait pas grandir un enfant, et le débit ne se gagne jamais sur la retenue. La barre est dessinée pour une taille, pas pour une promesse.

4 — Pendant le cycle et à la fermeture

Le train est parti. Pour les visiteurs, c’est le moment où ils ne pensent plus à rien. Pour vous, c’est le moment où vous regardez tout.

Pendant le cycle, vos yeux sont le dernier dispositif de sécurité.

Surveiller, c’est regarder quoi ?
Ce que je regardeCe qui doit m’alerter
1. Les passagersAssis, bras et jambes à l’intérieur, retenue en place ; un passager qui se lève ou se détache : arrêt
2. La zonePersonne dans une zone dangereuse : un spectateur qui enjambe, un visiteur qui récupère un objet
3. La machineBruit, vibration, odeur, ralentissement inhabituels, défaut au pupitre — vous connaissez « votre » normal
4. L’environnementMistral qui se lève, orage qui approche, pluie forte, objet qui vole vers le parcours
👁 Les règles de surveillance : je me place pour voir toute la zone (sinon caméras et collègues) · je ne surveille qu’une attraction à la fois · pas de téléphone personnel · pas de conversation qui détourne le regard.
⚠ Une personne risque de tomber, d’être éjectée ou de heurter quelque chose ? L’opérateur met fin au cycle immédiatement.
Le pupitre et le mode opératoire
La règleCe qu’elle évite
Je suis le mode opératoire écrit, étape par étape, dans l’ordreL’étape sautée « parce que ça va plus vite »
Je connais chaque arrêt d’urgence : pupitre, quai, gare de sortieLa seconde perdue à chercher le bouton
Un défaut s’affiche : j’applique la procédure prévueL’acquittement « pour voir si ça repart »
Je ne quitte jamais le pupitre pendant un cycleUn cycle sans surveillance
🛑 L’arrêt d’urgence n’est pas un aveu d’échec. Une personne en danger ? Vous appuyez, on analysera après. Un arrêt d’urgence justifié ne vous sera jamais reproché ; un arrêt d’urgence qui manque, si.
La météo de Provence : trois menaces
1
Le mistral
Il arrive vite, souvent par ciel bleu, et peut durer plusieurs jours. Rafales jusqu’à 90 à 100 km/h dans la vallée du Rhône. Les attractions hautes sont les plus sensibles.
Je repère les signes — drapeaux tendus, arbres qui plient, objets qui volent —, j’alerte, je prépare l’arrêt.
2
La canicule
Été 2026 : 48 jours au-dessus de 35 °C à Orange, un record. Files en plein soleil, sièges et barres chauffés.
Je repère les malaises dans la file ; pour moi aussi, je bois avant d’avoir soif.
3
Les orages d’automne
De septembre à la fermeture du parc, le 11 novembre : épisodes méditerranéens violents et rapides — foudre, rafales, pluie intense.
J’alerte dès que le ciel change ; après l’averse, quais et escaliers glissants.
Beau temps≠temps sûr·sous le mistral, le ciel est bleu
⚠ Les seuils de vent sont fixés pour chaque attraction, par le constructeur et le parc. Je ne les devine pas : je signale ce que je vois, mon responsable décide, je prépare l’arrêt et la sortie de la file.
Le débarquement et la sortie
Le tempsCe que je fais
1. Arrêt completJ’annonce : « Restez assis jusqu’à l’ouverture des retenues. »
2. OuvertureLes retenues s’ouvrent selon le mode opératoire, jamais avant l’arrêt complet
3. AideEnfants, personnes âgées, visiteurs impressionnés : attention à la marche et au quai
4. ContrôleObjets oubliés, siège vide, rien sur le plancher : personne ne reste à bord
5. SortiePersonne ne revient à contresens, ni ne coupe par le quai pour remonter
🔁 Avant de relancer : quai dégagé, véhicule vide, cycle précédent terminé. Dans cet ordre. Le visiteur qui ne va pas bien à l’arrivée : assis à l’écart, jamais seul, j’alerte le poste de secours.
Communiquer en équipe et à la relève
Le momentLa règle
À la radioJ’appelle, j’attends qu’on me réponde, message court (quoi, où), je fais répéter une consigne importante ; le canal reste libre
Les signes convenus« Prêt », « stop », « besoin d’aide » : un geste qui n’est pas convenu ne vaut rien — dans le doute, on ne part pas
À la relèveAnomalies du jour, sièges neutralisés, incidents et visiteurs à suivre, consignes du moment, état de la file et du matériel
🔗 Une information non transmise est une information perdue. Le collègue qui arrive ne peut pas deviner ce que vous avez vu — ni qu’un siège a été neutralisé ce matin.
La fermeture : le dernier cycle n’est pas le dernier geste
1
Fermer la file
À l’heure donnée, je ferme l’entrée et je l’annonce. Ceux qui attendent font leur tour.
▼
2
Dernier cycle
Dernier visiteur débarqué : plus personne en file, au quai ni en gare de sortie.
▼
3
La ronde
Véhicules, file, recoins, abords : personne ne reste, rien n’est oublié.
Un enfant endormi dans un véhicule, un visiteur resté dans un recoin : c’est le dernier contrôle de personnes de la journée.
▼
4
Mise à l’arrêt
Selon le mode opératoire : position de repos, pupitre coupé, clé rangée.
▼
5
Tracer
Check-list de fermeture signée. Anomalies et sièges neutralisés notés pour le matin.
🎒 Les objets trouvés : je note où et quand je l’ai trouvé, et je le dépose au point objets trouvés du parc. Un visiteur le réclame ? Je l’oriente vers ce point. Jamais gardé « au cas où », jamais remis de la main à la main en dehors de la procédure.

Une attraction est fermée quand elle est vide, arrêtée, et que tout est écrit. Demain matin, l’opérateur d’ouverture ne saura que ce que vous aurez écrit ce soir.

5 — Les situations d’urgence

On espère que vous n’en aurez jamais besoin. C’est précisément pour ça qu’il faut l’apprendre à froid : pour ne pas avoir à réfléchir à chaud.

Incident, accident, presque-accident
Le motCe que c’estUn exemple
L’incidentUn événement anormal, sans blesséLe train s’arrête dans la montée ; personne n’est blessé
L’accidentUne personne est blessée ou fait un malaise ; l’exploitant informe le préfet sans délaiUn visiteur se tord la cheville en sortant du wagon
Le presque-accidentRien n’est arrivé… de justesse : l’information la plus précieuseUne barre mal fermée, repérée juste avant le départ
🔗 Les trois se signalent. Les parcs — et le SNELAC pour toute la branche — analysent les presque-accidents. Un presque-accident signalé, c’est un accident évité la prochaine fois.
Les quatre réflexes de l’opérateur
1
Sécuriser
J’arrête ou je maintiens l’attraction à l’arrêt. Personne n’entre dans la zone.
▼
2
Alerter
Mon responsable ou le PC sécurité, avec un message clair : qui, où, quoi.
▼
3
Rassurer
J’informe les passagers et la file, en français et en anglais, puis régulièrement.
Le silence fait peur.
▼
4
Appliquer
La procédure écrite de l’attraction, sur instruction. Je ne décide pas seul d’une évacuation.
Et quand c’est fini : TRANSMETTRE. J’écris les faits avant la fin de mon service.
⚠ Pourquoi rassurer n’est pas un détail. Des passagers inquiets, laissés sans information, cherchent à sortir seuls. C’est ainsi qu’un simple arrêt technique peut devenir un accident.
Donner l’alerte : le message qui fait gagner du temps
L’informationL’exemple
1. Qui« Ici Inès, opératrice sur le grand huit familial. »
2. Où« Gare de sortie, quai 2. » — précis : les secours doivent trouver du premier coup
3. Quoi« Une adolescente a fait un malaise. Elle est consciente, elle respire. »
4. Ce qui est fait« L’attraction est arrêtée, la zone est dégagée, je reste avec elle. »
5. J’attendsJe ne raccroche pas : j’attends qu’on me confirme que c’est compris, et ce que je dois faire
Le numéroPour quoi
Numéro interne du parcPC sécurité ou poste de secours : à noter sur votre carnet — il engage les secours et guide les pompiers
15 — SAMUUrgence médicale
18 — PompiersIncendie, secours à personne
112Urgence, dans toute l’Europe
114Par SMS : sourds et malentendants
⚠ Je ne raccroche jamais le premier. C’est celui qui reçoit l’alerte qui met fin à l’appel.
L’évacuation d’une attraction
Avant
la décision n’est pas la vôtre
  • L’évacuation est décidée par le responsable, selon la procédure écrite
  • La machine est mise en sécurité par les personnes habilitées
  • Je prends le matériel prévu : clés, lampe, gilet
Pendant
dans l’ordre donné
  • J’annonce ce qui va se passer, en français et en anglais
  • Je fais sortir rang par rang, j’aide les plus fragiles
  • Je suis le cheminement prévu, jamais un raccourci
Après
personne ne manque
  • Je regroupe au point prévu et je compte
  • Je repère malaises, blessés, enfants séparés
  • Je rends compte à mon responsable
L’annonce d’attenteIn English
« Mesdames et messieurs, l’attraction est momentanément arrêtée. Restez assis, votre retenue fermée. Notre équipe arrive pour vous aider. »“Ladies and gentlemen, the ride is temporarily stopped. Please remain seated with your restraint closed. Our team is coming to help you.”
⚠ On ne détache jamais un passager tant que la machine n’est pas sécurisée et que l’ordre n’a pas été donné. La machine peut redémarrer ou bouger.
Un malaise : protéger, alerter, secourir
P
Protéger
J’arrête ce qui peut aggraver : attraction à l’arrêt, foule éloignée, zone balisée. Je ne me mets pas moi-même en danger.
▼
A
Alerter
Poste de secours ou PC sécurité, avec le message en cinq points. Un collègue va au-devant des secours.
▼
S
Secourir
Dans la limite de ma formation : je parle à la victime, je la rassure, je la protège du soleil, je surveille sa respiration.
Le malaise fréquentCe que je fais
La chaleurÀ l’ombre, assis ou allongé, j’alerte ; je ne laisse pas la personne repartir seule
L’émotion, l’angoisseJe fais asseoir à l’écart, je rassure, j’alerte si ça ne passe pas
La chute, le chocDouleur au dos ou à la nuque : je ne déplace pas la personne, je lui dis de rester immobile, j’alerte
💡 Pas formé aux premiers secours ? Protéger, alerter, rester auprès de la victime et lui parler : c’est déjà beaucoup. Ce module ne remplace pas une formation SST ou PSC1.
Les autres situations à connaître
La situationCe que je fais
Enfant perduJe le garde avec moi, dans un endroit visible ; je ne le confie à personne sans vérification ; j’alerte avec sa description
Orage, mistralJ’alerte ; le responsable décide l’arrêt selon les seuils ; je vide l’attraction et j’oriente la file vers un abri
Fumée, incendieJ’alerte et je fais évacuer la zone ; extincteur seulement si je suis formé et que le feu est naissant
Colis suspectJe ne touche pas, je ne déplace pas ; j’éloigne le public, j’alerte le PC sécurité
Attaque, menace graveS’échapper si possible, sinon se cacher, puis alerter dès qu’on est en sécurité
Évacuation du parcJ’arrête et je vide l’attraction, je guide vers les issues ou le point de rassemblement
📋 Chaque situation a sa procédure dans le parc. Demandez-la à votre tuteur, et apprenez-la avant d’en avoir besoin.
Après : transmettre par écrit
Une opinionDes faits
« Le passager est tombé parce qu’il avait trop bu. »« 15h42, gare de sortie, rang 4. Le passager a trébuché sur la marche. Il sentait l’alcool et parlait fort. Il se plaint du genou droit. »
Vous ne le savez pas, et ce n’est pas à vous de le conclure.Tout est vérifiable. Chacun pourra en tirer ses conclusions.
Un rapport utile contient
La date et l’heure précises
Le lieu exact : attraction, quai, rang, siège
Les faits observés, dans l’ordre
Les actions menées, et par qui
Les personnes concernées et les témoins
Qui a été prévenu, et à quelle heure
🔍 « Il sentait l’alcool » est un fait ; « il était ivre » est une conclusion. La nuance est subtile, et c’est exactement celle qui compte en cas de litige. J’écris à chaud, avant la fin du service ; je n’efface rien.

Sécuriser, alerter, rassurer, appliquer — puis écrire. Un presque-accident signalé, c’est un accident évité la prochaine fois.

6 — Ma sécurité

Un opérateur blessé ou épuisé ne surveille plus rien. Votre sécurité fait partie de celle des visiteurs.

Se protéger pour protéger
Le risqueCe que je fais
Zones dangereusesJe n’entre jamais dans la zone d’évolution d’une machine ; une intervention se fait machine arrêtée et consignée, par les personnes habilitées
Chutes, glissadesQuais mouillés, escaliers, passerelles : je marche, je tiens la rampe, je signale ce qui glisse
Gestes et posturesGenoux fléchis, dos droit, je change d’appui, j’utilise les deux mains pour fermer les barres
Chaleur, froid, soleilJe bois régulièrement, je me protège du soleil, je porte la tenue prévue ; je signale un collègue qui ne va pas bien
Bruit et fatigueProtections auditives fournies ; la vigilance baisse en fin de journée : c’est là qu’on se force à vérifier
AgressivitéJe ne réponds pas ; je garde mes distances et j’appelle mon responsable ou le PC sécurité
🔒 « Consignée », qu’est-ce que ça veut dire ? L’énergie de la machine est coupée et verrouillée par une personne habilitée, pour qu’elle ne puisse pas redémarrer. Couper le pupitre, ce n’est pas consigner — et ce n’est jamais le rôle de l’opérateur.
⚠ Les équipements de protection fournis se portent. Dans le vestiaire, ils ne protègent personne.
Mes droits et mes devoirs de salarié
L’articleCe qu’il ditPour vous
L4121-1 · L’employeur protègePrévention, information, formation, organisation, équipementsLa formation d’aujourd’hui en fait partie
L4122-1 · Le salarié veilleChacun prend soin de sa sécurité et de celle des personnes concernées par son travailCollègues et visiteurs compris
L4131-1 · L’alerte et le retraitDanger grave et imminent, ou défaut d’un système de protection : j’alerte, je peux me retirerLa barre du rang 3 qui se relève, c’est un défaut d’un système de protection
L4132-1 · Sans nouveau dangerLe retrait ne doit pas créer un nouveau danger pour d’autresOn ne quitte pas un pupitre en plein cycle : on sécurise d’abord
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Signaler une situation dangereuse n’est jamais une faute. C’est exactement ce qu’on attend de vous.

7 — Les ateliers & leurs corrigés
Les quatre ateliers travaillés pendant la séance, avec leur corrigé complet. Refaites-les avant de regarder les réponses : c’est la seule façon de savoir ce qui est acquis.
ATELIER 1
Les huit anomalies du tour d’ouverture

8h50, le tour d’ouverture d’Inès. Retrouvez les huit anomalies. Pour chacune : je règle, ou j’alerte ? Deux empêchent d’ouvrir en l’état.

8h50 — le tour d’Inès
le texte distribué en séance

Inès entre par la file d’attente. Un chariot de ménage est garé devant la porte de l’issue de secours n° 2. Plus loin, une barrière de file a été déplacée et ouvre un passage vers la zone du train.

Sur le quai d’embarquement, une flaque s’est formée sous la gouttière. La toise est en place, mais elle penche un peu. Sur le panneau d’entrée, une affiche d’événement cache la moitié des consignes.

Pendant l’essai à vide, la barre du rang 3 se relève quand Inès tire dessus. Au pupitre, l’interphone avec la gare de sortie grésille et ne transmet plus rien.

Un collègue d’un autre secteur passe : « Je peux lancer un cycle ? J’ai toujours rêvé de le faire. »

Corrigé de l’atelier 1
L’anomalieLe risqueCe que fait InèsVerdict
Issue de secours encombréeÉvacuation bloquéeElle déplace le chariot et prévient l’équipe ménageje règle
Barrière déplacée vers le trainIntrusion en zone dangereuseElle la remet en place, vérifie la fixation, signaleje règle
Flaque sur le quaiGlissade à l’embarquementElle nettoie ou balise, et signale la gouttièreje règle
Consignes masquéesRestrictions ignoréesElle fait retirer l’affiche avant l’ouvertureje règle
Toise qui pencheEnfant trop petit acceptéElle signale : toise refixée avant d’ouvrirj’alerte
Collègue au pupitrePersonne non habilitéeElle refuse, poliment et fermementje refuse
Interphone muetDépart sans accord de la gareElle alerte ; le responsable décideSTOP
Barre du rang 3 qui se relèveÉjection d’un passagerRien ne part : maintenance, puis responsableSTOP
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🔗 Les deux STOP : l’interphone muet et la barre du rang 3. « On ne peut pas juste fermer ce siège ? » — c’est une décision de la maintenance et du responsable, pas de l’opérateur. Le collègue au pupitre n’est pas une anomalie technique, mais c’est la plus fréquente : « Désolée, je ne peux pas, il faut être habilité. »
ATELIER 2
Dites non

Par trois : un opérateur, un visiteur, un observateur. Trois minutes par scène, puis on tourne les rôles. Scène D : tout en anglais.

A — Le parent qui insiste

« Il fait 1,27 m, il a neuf ans : il peut bien monter tout seul, on l’attend à la sortie ! »

B — Le téléphone

Un adolescent veut filmer le parcours et refuse de ranger son téléphone.

C — Le groupe qui a bu

Trois adultes rient fort, l’un titube. Ils veulent monter ensemble.

D — In English, please

A pregnant tourist asks why she cannot ride. She says she feels perfectly fine.

La grille de l’observateur
cinq cases à cocher
  • Il est resté calme et poli
  • Il a donné la raison de sécurité
  • Il a proposé une solution
  • Il n’a pas négocié la règle
  • Il a passé le relais si besoin
Corrigé de l’atelier 2
La scèneCe qu’on attend
ASeul, non : il faut 1,30 m. Avec un accompagnant, oui — proposer au parent de monter avec lui.
BLa raison : un téléphone lâché devient un projectile. La solution : casier ou poche fermée. S’il refuse, il ne monte pas.
COn ne refuse pas « le groupe », on refuse la personne qui titube. Les autres peuvent monter. Si ça se tend : relais au responsable.
D“For your safety and your baby’s, this ride is not allowed during pregnancy. I’m sorry.”
ATELIER 3
Arrêt ou pas arrêt ?

Huit situations. Chacun lève son carton en même temps : vert je continue et je surveille · orange j’interviens au micro ou j’alerte · rouge arrêt. On justifie avant de corriger.

SituationVotre carton
A · Un passager détache sa ceinture pendant le parcours?
B · Un passager filme avec son téléphone, bien assis, bras à l’intérieur?
C · Un visiteur enjambe la barrière pour récupérer une casquette près de la voie?
D · Des passagers crient et rient très fort pendant tout le tour?
E · Un bruit métallique jamais entendu, au même virage, à chaque passage?
F · Le mistral forcit par ciel bleu : les drapeaux claquent, un gobelet vole sur le quai?
G · Au retour en gare, un passager ne répond pas, la tête penchée?
H · Un enfant se met à genoux sur son siège pendant la montée?
Corrigé de l’atelier 3
SituationPourquoi, et ce que je fais
A · Ceinture détachéerougeRisque d’éjection : arrêt selon les possibilités de l’attraction, annonce au micro, alerte
B · Téléphone, bien assisorangeRappel au micro ; au débarquement, je rappelle la règle
C · Visiteur près de la voierougePersonne en zone dangereuse : arrêt immédiat
D · Cris et riresvertC’est une attraction ! Je continue de surveiller les positions
E · Bruit métallique inéditrougeJe signale ; pas de nouveau départ sans avis de la maintenance
F · Mistral par ciel bleuorangeJ’alerte ; le responsable décide selon les seuils ; je prépare l’arrêt
G · Passager qui ne répond pasrougePas de nouveau départ ; j’alerte le poste de secours, je reste avec lui
H · Enfant à genouxorange → rougeRappel immédiat au micro ; s’il ne se rassoit pas, ou selon l’attraction : arrêt
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⚠ Dans le doute : rouge. Un arrêt de trop coûte deux minutes de débit. Un arrêt manqué peut coûter beaucoup plus.
ATELIER 4
L’alerte en 30 secondes

Par groupes de quatre, une situation par groupe. Trois livrables : l’alerte radio en cinq points · l’annonce aux visiteurs en français puis en anglais · la main courante en cinq lignes, des faits et pas d’opinion.

A — Arrêt en pleine montée
15h10

Le train s’immobilise à mi-hauteur de la montée. 24 passagers à bord, dont des enfants. Pas de défaut clair au pupitre.

B — Malaise à la sortie
16h25, 37 °C

Une adolescente s’assoit par terre à la sortie, très pâle. Elle dit que tout tourne.

C — Enfant seul
11h50

Un garçon d’environ cinq ans pleure à l’entrée de la file. Il s’appelle Hugo et a perdu son papa.

D — Sac abandonné
13h05

Un sac à dos est posé sous un banc de la file depuis au moins vingt minutes. Personne ne le réclame.

Corrigé de l’atelier 4
La situationCe qu’on attend
A · Arrêt en montéeSécuriser (déjà à l’arrêt), alerter maintenance et responsable, rassurer immédiatement au micro en français et en anglais. Pas d’évacuation de sa propre initiative.
B · MalaiseProtéger (à l’ombre, foule écartée), alerter le poste de secours en cinq points, rester avec elle.
C · Enfant seulLe garder avec soi, dans un endroit visible, ne pas le confier à un inconnu, alerter avec sa description. L’annonce suit la procédure du parc.
D · Sac abandonnéNe pas toucher, ne pas ouvrir, éloigner le public, alerter le PC sécurité. Pas d’annonce anxiogène au micro.

La bonne alerte commence souvent par ce qu’on ne fait pas : on ne touche pas au sac, on ne détache personne, on ne décide pas seul d’une évacuation.

8 — Tous les réflexes
Le mémo complet du module, rangé selon les quatre moments de la journée. C’est la page à relire avant chaque service.
Avant l’ouverture
La situationLe réflexe
Chaque matinJe parcours la zone, je fais l’essai à vide, je remplis et je signe la check-list
Une anomalie de sécuritéJe n’ouvre pas, j’alerte mon responsable et la maintenance, je note
Une issue de secours encombréeJe dégage tout de suite — et toute la journée
Le mistral se lèveJe signale ce que je vois ; mon responsable décide selon les seuils
Un collègue veut « juste tester »Je refuse : seul un opérateur habilité touche au pupitre
À l’accès et à l’embarquement
La situationLe réflexe
Un enfant proche de la limiteToise, correctement ; je lis la toise, pas l’enfant ; la limite est la limite
Deux tailles affichéesSous le seuil accompagné : non · entre les deux : accompagné · au-dessus : seul
Je dois refuserCalme, raison, solution, relais — je ne négocie jamais la règle
Chaque départPlacer, annoncer, verrouiller, vérifier, libérer — un seul opérateur donne le départ
Chaque retenueVerrouillée ? En position ? Ajustée ? Le voyant ne remplace pas mon contrôle
La file est longueJe gagne le débit avant le quai, jamais sur les contrôles
Pendant le cycle et à la fermeture
La situationLe réflexe
Chaque cyclePassagers, zone, machine, environnement — une seule attraction à la fois
Une personne peut tomber, être éjectée, heurterArrêt immédiat : l’arrêt d’urgence est un outil, pas un échec
Un défaut au pupitreJ’applique la procédure prévue ; je n’acquitte jamais « pour voir »
Avant de relancerQuai dégagé, véhicule vide, cycle précédent terminé
À la relève et à la fermetureJe transmets tout par écrit ; la ronde avant la mise à l’arrêt
En urgence
La situationLe réflexe
Quelle que soit l’urgenceSécuriser, alerter, rassurer, appliquer la procédure — puis transmettre
Je donne l’alerteQui, où, quoi, ce qui est fait — et j’attends la confirmation
Une évacuationSur ordre, selon la procédure ; on ne détache personne avant
Une chute avec douleur au dosProtéger, alerter, secourir — on ne déplace pas
Un presque-accidentJe le signale : c’est l’information la plus précieuse
J’écris le rapportDes faits vérifiables, pas d’opinion — à chaud
🔗 Les deux règles qui résument tout. Dans le doute : je n’ouvre pas, je ne fais pas partir, j’arrête. Et je ne répare pas, je ne neutralise pas, je n’improvise pas : je signale.
Ce qu’il faut retenir — huit repères
Ce qu’il faut pouvoir expliquer à quelqu’un qui n’a pas suivi le module
1La sécurité des visiteurs est la première préoccupation de l’opérateur. Toujours avant le débit.
2Matin : je parcours, je teste à vide, je trace — une anomalie de sécurité = pas d’ouverture. Soir : ronde et transmission.
3Les restrictions viennent de la conception de l’attraction. Seul ou accompagné : je lis les deux seuils.
4Dire non : calme, raison, solution, relais. Un refus pour la sécurité n’est pas une discrimination.
5Chaque retenue : verrouillée, en position, ajustée. Le voyant ne remplace pas mon contrôle.
6Pendant le cycle, je surveille passagers, zone, machine, environnement — mistral compris. Dans le doute : arrêt.
7En urgence : sécuriser, alerter, rassurer, appliquer la procédure. Puis j’écris les faits.
8Je ne répare pas, je ne neutralise pas, je n’improvise pas. Je signale.

Choisissez-en trois et expliquez-les à quelqu’un qui n’a pas suivi le module, sans regarder. C’est le meilleur test de ce que vous emportez.

9 — S’entraîner
Tout ce qui a servi pendant la séance, plus un classeur pour réviser seul. Les liens fonctionnent depuis un téléphone comme depuis un ordinateur.
Les quiz de la séance
Quiz 1 — chapitres 1 à 3
12 questions · le cadre, l’ouverture, l’accès et l’embarquement

Questions et réponses mélangées à chaque lancement, une correction commentée après chaque réponse, et le score par thème à la fin.

Ouvrir le quiz 1 →
Quiz 2 — chapitres 4 à 6
12 questions · surveiller, la météo, la fermeture, les urgences, se protéger

Le quiz de fin de séance. Refaites-le plusieurs fois : ce ne sera jamais tout à fait le même.

Ouvrir le quiz 2 →
Pour réviser seul
La synthèse papier
le document Word du module · 15 pages

La version à imprimer et à annoter : les mêmes contenus, les tableaux, les ateliers corrigés et les huit repères.

⬇ Télécharger la synthèse Word
Révision autonome — une journée au Parc Spirou
AUTOCORRIGÉ · 65 réponses vérifiées en direct

Une nouvelle journée, de nouvelles situations — de l’ouverture à l’urgence. Vous tranchez chaque cas dans une liste déroulante, le classeur vous dit si c’est juste.

  • Chaque réponse est contrôlée dès la saisie : ✓ juste, ✗ à revoir
  • Une réponse juste affiche le pourquoi ; une réponse fausse affiche un indice, jamais la solution
  • Une feuille « Mon score » compte vos réussites feuille par feuille
  • Tailles d’attractions, fait ou opinion, ordre de l’alerte, vrai ou faux : tout le module y passe
Le classeur vous dit qu’il y a une erreur, jamais laquelle. C’est à la règle qu’il faut revenir — la page « Réflexes » est là pour ça.
⬇ Télécharger le classeur autocorrigé
⚠ Faites le classeur avant de relire les corrigés des ateliers. Un corrigé lu trop tôt donne l’impression d’avoir compris — l’exercice, lui, le prouve.

L’ordre qui marche : les quiz pour les réflexes, le classeur autocorrigé pour vérifier seul que c’est acquis, et la page Réflexes à relire avant chaque service.

10 — Quiz général
25 questions sur tout le module. Les questions sont mélangées à chaque lancement : refaites-le plusieurs fois.
Score : 0 / 25